Après deux, six ou dix heures sur les sentiers, quelque chose d’étrange commence à se passer.
Les gels énergétiques qui passaient très bien au début deviennent soudain presque impossibles à avaler. Les boissons sucrées semblent écœurantes. Rien que l’idée de reprendre quelque chose de sucré peut donner la nausée.
Et pourtant, au même moment, un bol de bouillon salé, quelques pommes de terre, une soupe chaude ou un morceau de pain avec de l’huile d’olive peuvent sembler absolument parfaits.
Si vous avez déjà ressenti cette envie de salé pendant un ultra trail, une longue sortie en montagne, une course gravel ou une journée de ski de randonnée, vous n’êtes pas seul. L’envie d’aliments salés pendant les sports d’endurance est l’une des expériences les plus fréquentes dans la culture outdoor et longue distance.
Et contrairement à ce que l’on pense souvent, ce n’est pas uniquement une question de sodium.
C’est aussi une question d’appétit, de digestion, de fatigue du sucré, de confort émotionnel et de psychologie de l’alimentation pendant un effort long.
Nous avons déjà exploré une partie de ce sujet dans notre guide :
Pourquoi les gels énergétiques peuvent donner la nausée pendant les longues sorties
Pourquoi les coureurs ont-ils envie de sel pendant les longues sorties ?
La réponse la plus évidente, c’est la perte de sodium.
Pendant un effort long, surtout lorsqu’il fait chaud, les coureurs perdent des électrolytes par la transpiration. Le sodium joue un rôle important dans l’hydratation, la contraction musculaire et l’équilibre des fluides. Il est donc logique que le corps commence à rechercher du sel après plusieurs heures d’exercice.
Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire.
Car la plupart des trailers ne rêvent pas seulement de comprimés de sodium. Ils ont envie de vrais aliments salés :
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soupe
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pommes de terre
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nouilles
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pain
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olives
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crackers
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fromage
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pastèque salée
La raison profonde est souvent un mélange de plusieurs facteurs : perte de sodium, fatigue du sucré, stress digestif, perte d’appétit et besoin de réconfort.
Plus la course dure longtemps, plus ces facteurs psychologiques deviennent importants. Après plusieurs heures d’effort, la nutrition sportive n’est plus seulement une affaire de glucides ou de chiffres. Elle devient aussi une question de goût, de texture et d’envie réelle de manger.
Qu’est-ce que la fatigue du sucré ?
La plupart des produits de nutrition sportive sont très sucrés.
Gels énergétiques, gommes, boissons d’effort, sirops, barres, pâtes de fruits : beaucoup reposent sur le sucre, parce que les glucides sont une source d’énergie rapide et efficace pendant l’endurance.
Le problème, ce n’est pas forcément le sucre en lui-même.
Le problème, c’est la répétition.
Après plusieurs heures, de nombreux athlètes ressentent ce que l’on peut appeler la fatigue du sucré. Le cerveau commence à saturer face aux mêmes saveurs sucrées, même si le corps a encore besoin d’énergie.
C’est pour cela que beaucoup de coureurs disent des phrases comme :
“Je ne peux physiquement plus avaler un seul gel.”
À ce moment-là, le défi n’est plus seulement : “Comment avoir assez d’énergie ?”
Le vrai défi devient :
“Comment continuer à manger ?”
C’est exactement le point de bascule où beaucoup de stratégies de ravitaillement s’effondrent. L’athlète a encore besoin de calories, mais plus rien ne semble appétissant.
Pour aller plus loin, vous pouvez lire :
Pourquoi les aliments salés passent mieux pendant les ultras
Il y a une raison pour laquelle les ravitaillements d’ultra trail finissent souvent par se ressembler partout dans le monde.
Après plusieurs heures, on retrouve presque toujours :
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bouillon
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pommes de terre bouillies
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riz
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nouilles
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crackers salés
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pain
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soupe
Sur les ravitaillements de l’UTMB à Chamonix, il n’est pas rare de voir des coureurs épuisés tenir un simple verre de bouillon comme si c’était un médicament. Pendant les journées de ski de randonnée dans les Alpes, une soupe chaude et du pain peuvent devenir un vrai moment de reset. Sur les longues sorties vélo, beaucoup de cyclistes finissent par rêver d’olives, de fromage, de sandwichs et d’un espresso.
Ces aliments ne fournissent pas seulement des calories.
Ils apportent aussi :
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de la chaleur
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du contraste
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une texture différente
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du confort
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quelque chose de familier
C’est pour cela que les aliments salés s’intègrent si bien dans la culture trail. Le trail running a toujours été plus proche de l’esprit refuge de montagne que du laboratoire de performance hyper-optimisé.
Chez Yanaa, on aime résumer cette idée simplement :
"La nourriture fait partie du rituel, pas seulement de la fonction."
La différence entre besoin d’énergie et appétit
L’une des grandes erreurs en nutrition d’endurance est de croire que la faim et le ravitaillement sont la même chose.
Ce n’est pas le cas.
Pendant une longue course, un athlète peut encore avoir besoin de beaucoup d’énergie tout en ayant complètement perdu l’envie de manger.
C’est là que les problèmes commencent.
Le corps a besoin de carburant, mais le cerveau refuse ce qui est disponible. Les gels semblent trop sucrés. Les barres sont trop sèches. Les boissons deviennent écœurantes. Mâcher demande trop d’effort. Avaler devient compliqué.
Signes que l’appétit disparaît pendant une longue sortie
| Symptôme | Ce que cela peut indiquer |
|---|---|
| Les gels semblent dégoûtants | Fatigue du sucré |
| Bouche sèche | Déshydratation ou ravitaillement trop sucré |
| Nausée dans les montées | Stress digestif |
| Envie d’aliments salés | Besoin de contraste + sodium |
| Perte d’appétit | Fatigue et surcharge sensorielle |
| Difficulté à mâcher | Chaleur, épuisement, déshydratation |
C’est pour cette raison que de nombreux ultra-traileurs expérimentés arrêtent de compter sur une seule source de carburant.
Au lieu de cela, ils alternent entre gels, boissons isotoniques, fruits, pommes de terre, snacks salés, textures plus souples et vrais aliments.
Ce n’est pas une approche anti-gel. C’est simplement une approche plus réaliste de l’endurance.
Pourquoi la vraie nourriture devient plus populaire en trail running
Ces dernières années, de plus en plus d’athlètes d’endurance se tournent vers des stratégies de ravitaillement plus mixtes.
Pas anti-gel.
Pas anti-performance.
Juste plus équilibrées.
Cela peut inclure des aliments comme :
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rice cakes
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huile d’olive
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bananes
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purée de pommes de terre
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riz salé
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purées salées
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bouillon
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sushi
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sandwichs
Ces aliments peuvent aider à réduire la fatigue gustative et rendre l’alimentation psychologiquement plus facile pendant les efforts longs.
C’est aussi là que des produits comme Yanaa trouvent naturellement leur place dans une stratégie de nutrition trail.
Yanaa ne remplace pas tous les autres produits de nutrition sportive. L’idée est plutôt d’ajouter une couche salée dans votre système de ravitaillement : quelque chose de plus proche de la vraie nourriture, plus satisfaisant, et plus facile à envisager lorsque le sucré devient difficile.
Pour aller plus loin sur cette approche, vous pouvez lire :
Quels aliments salés les ultra-traileurs mangent-ils vraiment ?
La réponse est souvent très simple.
Les aliments salés les plus appréciés pendant les courses d’endurance ne sont pas forcément compliqués. Ils sont familiers, faciles à comprendre, et surtout faciles à manger quand le corps est fatigué.
Aliments salés courants pendant les ultras
| Aliment | Pourquoi les coureurs l’aiment |
|---|---|
| Pommes de terre bouillies | Glucides faciles + sel |
| Bouillon | Chaud, hydratant, réconfortant |
| Boulettes de riz | Texture douce et énergie stable |
| Olives | Salées et pleines de goût |
| Pain | Familier et facile mentalement |
| Soupe | Chaleur et sodium |
| Crackers | Croquant et contraste salé |
| Purées salées | Plus faciles à manger en fin de course |
Beaucoup de ces aliments existent déjà naturellement dans la culture de l’endurance. Ils ne sont pas “tendance”. Ce sont simplement les aliments vers lesquels les athlètes reviennent encore et encore lorsque le carburant sucré ne passe plus.
Comment utiliser le salé dans une stratégie de ravitaillement trail
L’idée n’est pas de remplacer tous les gels énergétiques par de la soupe ou des pommes de terre.
Les gels, les boissons d’effort et les glucides rapides peuvent être très utiles, surtout sur les sections intenses ou en début de course. Mais plus l’effort dure, plus la variété devient importante.
Une stratégie simple peut ressembler à ceci :
| Moment de l’effort | Type de ravitaillement utile |
|---|---|
| Début de course | Gels, boisson isotonique, fruits |
| Milieu de course | Alternance sucré / salé |
| Après plusieurs heures | Bouillon, pommes de terre, pain, purées salées |
| Fin de course | Petites prises régulières, textures faciles |
L’objectif n’est pas de trouver le produit parfait.
L’objectif est de construire un système de ravitaillement que vous pouvez réellement tenir pendant plusieurs heures.
C’est souvent là que les aliments salés font la différence : ils redonnent envie de manger quand le corps commence à refuser le sucré.
Conclusion : l’envie de salé est normale
Avoir envie de salé pendant une longue sortie trail est complètement normal.
Cela ne veut pas dire que votre stratégie de ravitaillement a échoué. Cela ne veut pas dire que vous êtes faible. Et cela ne veut surtout pas dire que vous n’avez plus besoin de glucides.
Souvent, cela veut simplement dire que votre corps et votre cerveau réclament autre chose :
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du contraste
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de la chaleur
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une autre texture
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du confort
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une pause face au sucré
Après plusieurs heures en montagne, la nutrition d’endurance cesse d’être purement scientifique.
Elle devient profondément humaine.
Et parfois, le plus important n’est pas de trouver le carburant “parfait”.
C’est de trouver quelque chose que vous pouvez encore manger avec plaisir après six heures sur les sentiers.
FAQ
Pourquoi les coureurs ont-ils envie d’aliments salés ?
Les coureurs ont souvent envie d’aliments salés à cause d’un mélange de perte de sodium, de déshydratation, de fatigue du sucré et de baisse d’appétit pendant les efforts longs.
Pourquoi les gels ne passent plus pendant les ultras ?
Après plusieurs heures, la répétition des gels, boissons sucrées et produits énergétiques peut créer une fatigue du sucré. Le corps a encore besoin d’énergie, mais le cerveau refuse les saveurs trop sucrées.
Quels aliments salés sont bons pendant un trail ?
Les options les plus courantes sont les pommes de terre, le bouillon, la soupe, les crackers, les olives, les boulettes de riz, le pain et les purées salées.
Les ultra-traileurs mangent-ils de la vraie nourriture ?
Oui. Beaucoup d’athlètes d’endurance combinent gels, boissons d’effort et vraie nourriture pendant les longues courses.
Les aliments salés peuvent-ils aider pendant les longues sorties ?
Pour beaucoup de coureurs, oui. Les aliments salés peuvent réduire la fatigue gustative, apporter du contraste et aider à maintenir l’envie de manger pendant les efforts longs.
